A mesure qu'on progresse dans l'arbre familial, on s'habitue aux lieux et aux noms jusquâĂ se sentir confortable et deviner qui viendra d'ou avant mĂȘme de vĂ©rifier. Mais parfois on sort de notre zone de confort.
On ne commence pas si confortablement Ă©videmment. Au dĂ©but, on suit quelques histoires familiales, des noms dont on se souvient ou dont on nous a parlĂ©, et on cherche un point dâentrĂ©e. C'est parfois facile, parfois difficile (surtout quand les membres de votre famille vous donnent des informations erronĂ©es). Mais aprĂšs un temps, on finit par connaitre nos ancĂȘtres comme s'ils Ă©taient encore vivants: on sait quel nom apparaĂźt dans quel village, qui descend de qui, et comment se sont dĂ©placĂ©s les gens dans l'histoire.
Parfois on dĂ©couvre un ancĂȘtre voyageur et on doit chercher de nouveau dans un lieu inconnu. Des dĂ©placĂ©s par la guerre, des paysans cherchant une meilleure situation, ou tout simplement un mariage qui a demandé un dĂ©placement vers la commune ou le dĂ©partement de la future mariĂ©e. Mais la encore, le systĂšme est en gĂ©nĂ©ral le mĂȘme (tables dĂ©cennales, Ă©tat civil, registres de lâĂ©glise), et on finit par s'y retrouver. et faire un nid
Les choses sont différentes quand on change de pays et de systÚme. Ayant fait une grande partie de ma généalogie et étant maintenant au stade ou le progrÚs devient trÚs lent, j'ai commencé celle de ma femme. Etant écossaise (et elle n'est pas la premiÚre dans la famille), les informations dont j'ai besoin viennent en partie du systÚme écossais. La, les choses sont différentes.
N'ayant pas eu la RĂ©volution et le code napolĂ©onien, ils n'ont pas de registres dâĂ©tat civil ancien pour les naissances/mariages/dĂ©cĂšs. La source principale pour commencer les recherches sont les recensements de population. Entre 1851 et 1911, il y en a eu un tous les 10 ans en Ecosse. Mais comme pour la France, les recensements sont des sources d'information assez pauvres: pas d'information sur les parents, souvent des mentions vagues quant aux lieux de naissance quand ils sont hors de la commune, et bien des erreurs ou inventions.
On se retrouve donc a essayer de deviner les choses: cet ancĂȘtre est-il le mĂȘme que celui-la? Est-ce que la date de naissance est la mĂȘme? Pourquoi les noms des femmes ne mentionnent-ils pas le nom de jeune fille? Pourquoi est-ce que le lieu de naissance ne mentionne que la rĂ©gion et pas la ville?
Une fois que les pistes possibles sont identifiĂ©es (et la plupart finiront en impasse ou en erreur), il faut essayer de recouper pour confirmer. La les choses deviennent difficiles. Pour l'Ecosse, la numĂ©risation est trĂšs incomplĂšte et presque toujours faite a titre commercial. Donc il faut payer (cher) et espĂ©rer trouver quelque chose. Avec un peu de chance les registres dâĂ©glise existeront, mais souvent ce n'est pas le cas. Les choses se terminent en impasse encore une fois jusqu'Ă trouver une source alternative d'information: autres arbres (rares), famille, ou fiches militaires.
Mais Ă©videmment, ça serait trop facile si tous ses ancĂȘtres venaient d'Ecosse. Des grandes branches viennent d'Angleterre et d'Irlande. La encore les systĂšmes sont lĂ©gĂšrement diffĂ©rents. Avec la difficultĂ© additionnelle pour l'Irlande que le pays a Ă©tĂ© divisĂ© en deux au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, donc certaines sources se retrouvent en Angleterre, d'autres en Irlande. Les recensements sont aussi manquants et les seuls vraiment accessibles sont entre 1891 et 1911. Autant dire presque rien.
Mais parfois on a de la chance: au dĂ©tour d'un arbre, on a dĂ©couvert et correspondu avec une cousine au second degrĂ© par mariage de ma femme. Son beau-pĂšre (le grand-oncle de ma femme) ayant quittĂ© l'Angleterre pour le Canada au milieu du XXĂšme siĂšcle, elle vit maintenant dans l'Ontario et elle aussi est intĂ©ressĂ©e par la gĂ©nĂ©alogie. Elle a dĂ©jĂ travaillĂ© sur ses ancĂȘtres (au Quebec) et travaille maintenant sur ceux de son mari. Elle a donc des documents a partager et mĂȘme des photos des grands-parents et des oncles de ma femme dont elle n'a qu'un vague souvenir!
Les choses progressent et ma femme commence a avoir un début d'arbre. Mais je suis loin de me sentir confortable dans ce nouveau systÚme étalé sur 4 pays et 2 continents.
On ne commence pas si confortablement Ă©videmment. Au dĂ©but, on suit quelques histoires familiales, des noms dont on se souvient ou dont on nous a parlĂ©, et on cherche un point dâentrĂ©e. C'est parfois facile, parfois difficile (surtout quand les membres de votre famille vous donnent des informations erronĂ©es). Mais aprĂšs un temps, on finit par connaitre nos ancĂȘtres comme s'ils Ă©taient encore vivants: on sait quel nom apparaĂźt dans quel village, qui descend de qui, et comment se sont dĂ©placĂ©s les gens dans l'histoire.
Parfois on dĂ©couvre un ancĂȘtre voyageur et on doit chercher de nouveau dans un lieu inconnu. Des dĂ©placĂ©s par la guerre, des paysans cherchant une meilleure situation, ou tout simplement un mariage qui a demandé un dĂ©placement vers la commune ou le dĂ©partement de la future mariĂ©e. Mais la encore, le systĂšme est en gĂ©nĂ©ral le mĂȘme (tables dĂ©cennales, Ă©tat civil, registres de lâĂ©glise), et on finit par s'y retrouver. et faire un nid
Registre dâĂ©glise français
Les choses sont différentes quand on change de pays et de systÚme. Ayant fait une grande partie de ma généalogie et étant maintenant au stade ou le progrÚs devient trÚs lent, j'ai commencé celle de ma femme. Etant écossaise (et elle n'est pas la premiÚre dans la famille), les informations dont j'ai besoin viennent en partie du systÚme écossais. La, les choses sont différentes.
N'ayant pas eu la RĂ©volution et le code napolĂ©onien, ils n'ont pas de registres dâĂ©tat civil ancien pour les naissances/mariages/dĂ©cĂšs. La source principale pour commencer les recherches sont les recensements de population. Entre 1851 et 1911, il y en a eu un tous les 10 ans en Ecosse. Mais comme pour la France, les recensements sont des sources d'information assez pauvres: pas d'information sur les parents, souvent des mentions vagues quant aux lieux de naissance quand ils sont hors de la commune, et bien des erreurs ou inventions.
Recensement français
On se retrouve donc a essayer de deviner les choses: cet ancĂȘtre est-il le mĂȘme que celui-la? Est-ce que la date de naissance est la mĂȘme? Pourquoi les noms des femmes ne mentionnent-ils pas le nom de jeune fille? Pourquoi est-ce que le lieu de naissance ne mentionne que la rĂ©gion et pas la ville?
Recensement ecossais
Une fois que les pistes possibles sont identifiĂ©es (et la plupart finiront en impasse ou en erreur), il faut essayer de recouper pour confirmer. La les choses deviennent difficiles. Pour l'Ecosse, la numĂ©risation est trĂšs incomplĂšte et presque toujours faite a titre commercial. Donc il faut payer (cher) et espĂ©rer trouver quelque chose. Avec un peu de chance les registres dâĂ©glise existeront, mais souvent ce n'est pas le cas. Les choses se terminent en impasse encore une fois jusqu'Ă trouver une source alternative d'information: autres arbres (rares), famille, ou fiches militaires.
Mais Ă©videmment, ça serait trop facile si tous ses ancĂȘtres venaient d'Ecosse. Des grandes branches viennent d'Angleterre et d'Irlande. La encore les systĂšmes sont lĂ©gĂšrement diffĂ©rents. Avec la difficultĂ© additionnelle pour l'Irlande que le pays a Ă©tĂ© divisĂ© en deux au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, donc certaines sources se retrouvent en Angleterre, d'autres en Irlande. Les recensements sont aussi manquants et les seuls vraiment accessibles sont entre 1891 et 1911. Autant dire presque rien.
Mais parfois on a de la chance: au dĂ©tour d'un arbre, on a dĂ©couvert et correspondu avec une cousine au second degrĂ© par mariage de ma femme. Son beau-pĂšre (le grand-oncle de ma femme) ayant quittĂ© l'Angleterre pour le Canada au milieu du XXĂšme siĂšcle, elle vit maintenant dans l'Ontario et elle aussi est intĂ©ressĂ©e par la gĂ©nĂ©alogie. Elle a dĂ©jĂ travaillĂ© sur ses ancĂȘtres (au Quebec) et travaille maintenant sur ceux de son mari. Elle a donc des documents a partager et mĂȘme des photos des grands-parents et des oncles de ma femme dont elle n'a qu'un vague souvenir!
Winnie
Les choses progressent et ma femme commence a avoir un début d'arbre. Mais je suis loin de me sentir confortable dans ce nouveau systÚme étalé sur 4 pays et 2 continents.
Arbre Causer/Walls
As you progress through the family tree, you grow familiar with the places and names â until you can almost guess where someone comes from before even checking. But sometimes you step outside your comfort zone.
You don't start out so comfortably, of course. At first, you follow a few family stories, names you remember or have been told about, and look for a way in. Sometimes it's easy, sometimes difficult (especially when family members give you incorrect information). But after a while, you come to know your ancestors as if they were still alive: you know which name appears in which village, who descends from whom, and how people moved around over the years.
Sometimes you discover a well-travelled ancestor and have to search somewhere unfamiliar â people displaced by war, peasants seeking better prospects, or simply a marriage that required moving to the bride's village or department. But even then, the system is generally the same (ten-year tables, civil records, church registers), and you find your footing and settle in.
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Things are different when you change country and system. Having done a large part of my genealogy and now reaching the stage where progress becomes very slow, I started on my wife's tree. Being Scottish (and she is not the first in the family), some of the information I need comes from the Scottish system â and things are done differently there.
Without a Revolution and Napoleonic code, Scotland has no old civil registration records for births, marriages and deaths. The main starting point for research is the population censuses. Between 1851 and 1911 there was one every 10 years in Scotland. But as in France, censuses are fairly poor sources of information: no details of parents, often vague entries for places of birth outside the local area, and many errors or inventions.
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So you find yourself trying to guess: is this ancestor the same person as that one? Are the birth dates the same? Why don't women's entries give a maiden name? Why does the place of birth only mention the region and not the town?
Once the possible leads have been identified (and most will turn into dead ends or errors), you need to cross-reference to confirm. That is where things get difficult. In Scotland, digitisation is very incomplete and almost always done on a commercial basis. So you have to pay (dearly) and hope to find something. With luck the church registers will exist, but often they do not. Things come to a dead end again until you find an alternative source: other trees (rare), family members, or military records.
But of course, it would be too easy if all her ancestors came from Scotland. Large branches come from England and Ireland. There again the systems differ slightly. With the added difficulty for Ireland that the country was partitioned in the early 20th century, so some sources are held in England, others in Ireland. Censuses are also missing, and the only really accessible ones are between 1891 and 1911 â not much to go on.
But sometimes you get lucky: while browsing a tree, we discovered and corresponded with a second cousin by marriage of my wife. Her father-in-law (my wife's great-uncle) having left England for Canada in the mid-20th century, she now lives in Ontario and is also interested in genealogy. She had already worked on her own ancestors (in Quebec) and is now working on her husband's. So she has documents to share, including photos of my wife's grandparents and uncles whom she barely remembers!
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Things are progressing and my wife is starting to have the beginnings of a tree. But I am far from feeling comfortable in this new system spanning 4 countries and 2 continents.
You don't start out so comfortably, of course. At first, you follow a few family stories, names you remember or have been told about, and look for a way in. Sometimes it's easy, sometimes difficult (especially when family members give you incorrect information). But after a while, you come to know your ancestors as if they were still alive: you know which name appears in which village, who descends from whom, and how people moved around over the years.
Sometimes you discover a well-travelled ancestor and have to search somewhere unfamiliar â people displaced by war, peasants seeking better prospects, or simply a marriage that required moving to the bride's village or department. But even then, the system is generally the same (ten-year tables, civil records, church registers), and you find your footing and settle in.
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Registre dâĂ©glise français
French church register
Things are different when you change country and system. Having done a large part of my genealogy and now reaching the stage where progress becomes very slow, I started on my wife's tree. Being Scottish (and she is not the first in the family), some of the information I need comes from the Scottish system â and things are done differently there.
Without a Revolution and Napoleonic code, Scotland has no old civil registration records for births, marriages and deaths. The main starting point for research is the population censuses. Between 1851 and 1911 there was one every 10 years in Scotland. But as in France, censuses are fairly poor sources of information: no details of parents, often vague entries for places of birth outside the local area, and many errors or inventions.
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Recensement français
French census
So you find yourself trying to guess: is this ancestor the same person as that one? Are the birth dates the same? Why don't women's entries give a maiden name? Why does the place of birth only mention the region and not the town?
Recensement ecossais
Scottish census
Once the possible leads have been identified (and most will turn into dead ends or errors), you need to cross-reference to confirm. That is where things get difficult. In Scotland, digitisation is very incomplete and almost always done on a commercial basis. So you have to pay (dearly) and hope to find something. With luck the church registers will exist, but often they do not. Things come to a dead end again until you find an alternative source: other trees (rare), family members, or military records.
But of course, it would be too easy if all her ancestors came from Scotland. Large branches come from England and Ireland. There again the systems differ slightly. With the added difficulty for Ireland that the country was partitioned in the early 20th century, so some sources are held in England, others in Ireland. Censuses are also missing, and the only really accessible ones are between 1891 and 1911 â not much to go on.
But sometimes you get lucky: while browsing a tree, we discovered and corresponded with a second cousin by marriage of my wife. Her father-in-law (my wife's great-uncle) having left England for Canada in the mid-20th century, she now lives in Ontario and is also interested in genealogy. She had already worked on her own ancestors (in Quebec) and is now working on her husband's. So she has documents to share, including photos of my wife's grandparents and uncles whom she barely remembers!
500.jpg" imageanchor="1" rel="noopener" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" target="_blank">
Winnie
Winnie
Things are progressing and my wife is starting to have the beginnings of a tree. But I am far from feeling comfortable in this new system spanning 4 countries and 2 continents.
Arbre Causer/Walls
Causer/Walls tree




