vendredi 25 septembre 2015

Remontrances au curé

Certains registres paroissiaux contiennent des mentions et des histoires non strictement liées a la tenue du registre. Bien qu'interdites elles apparaissent parfois. Certaines sont amusantes ou instructives. Par exemple des comptes pour les revenus des messes.

A Vieux-Ruffec, il s'agit du sérieux du curé qui est remis en cause.


Pendant longtemps, certains curés n'étaient pas trop chauds pour tenir les registres paroissiaux. C'est une des raisons pour lesquelles bien que la loi les rende obligatoires soit datée de 1539 pour les baptêmes et 1579 pour les décès et mariages, beaucoup de paroisses n'en tiennent pas régulièrement avant 1691, voire plus tard.

En 1756, a Vieux-Ruffec, le curé s'appelle GUENIER. Il est chargé de tenir le registre paroissial à mesure qu'il officie les actes religieux de la vie courante. Cependant, il n'est pas très strict.

Sur la page 19 du registre BMS de Vieux-Ruffec pour 1744-1801 (3E443/1), en bas d'une page de nettoyage de plume, on trouve une remontrance qui rappelle au curé que s'il ne s’améliore pas il risque l'amende.


Je ne sais pas qui a écrit la note. Comme il s'agit de la copie du greffe, il se pourrait que ça soit le greffier qui vérifie les registres quand ils lui sont transmis.

Le registre ne dit pas si le curé a reçu une amende ou pas. Le registre ayant beaucoup de lacunes, il est difficile de savoir s'il s'est amélioré a la tâche.