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Objectif G10 (G20 ?) Goal G10 (G20?)

29 septembre 201529 September 2015 Cédric Raguenaud
Plusieurs généablogers ont lancé la recherche à la 10ème génération dans leur arbre. Pour fêter l'anniversaire du début de mes recherches (j'ai commencé il y a juste un an, début octobre 2014), j'ai fait un bilan de l’état de mes recherches.

Quand j’étais petit, j'avais fait un peu de recherches avec mon grand-père. Un article de journal traçant la descendance d'un de mes ancêtres RAGUENAUD, écrit par l’abée BUREAU, très connu pour l’intérêt qu'il portait à la généalogie, circulait dans la famille. Je ne sais pas du tout comment il est arrivé à nous. Il était légèrement incomplet et on avait pensé le compléter.

Chronique d'histoire locale, P BUREAU, 1951

Bien sur, à l’époque, faire de la généalogie c’était aller dans les mairies ou aux archives départementales pour consulter les registres. Une activité très lente et frustrante. Après un été, on avait trouvé quelques nouveaux ancêtres (dont un mort dans un chemin) et ajouté quelques feuilles à l'arbre.

30 ans plus tard, je retombe sur le même article et je décide de compléter cet arbre. Il y a un an, pour moi comme pour beaucoup de ceux qui commencent, arbre généalogie voulait dire ascendance agnatique. J'ai donc commencé mes recherches avec l'aide de la super base de l'AGC. En un mois j'avais complété l'arbre en remontant plusieurs générations jusqu’à un ancêtre unique pour la famille et j'avais ajouté plusieurs branches. Il ne restait plus qu'a chercher les actes en ligne (une opération chère sur les archives de Charente payantes) et essayer de compléter les branches des villages qui n'avaient pas été relevés par l'AGC.

Une fois mon ascendance agnatique complétée, ma mère m'a demandé de faire la même chose pour son coté de la famille. Le départ était plus compliqué par le manque d'information sur ses ancêtres. Autant du coté RAGUENAUD j'avais un bon point de départ grâce aux recherches de l’abée BUREAU, autant du coté de ma mère personne ne savait grand chose. Heureusement, la base de l'AGC a été très utile, et la découverte d'un cousin au troisième degré ayant déjà fait beaucoup de recherches sur ses ancêtres m'a fait vite progresser.

Une fois une grande partie des recherches effectuées, j'ai découvert que j'avais des liens familiaux avec les habitants du village ou on venait de s'installer (sans savoir quoique ce soit a l'avance). J’étais même cousin au 6ème degré avec nos voisines!

A ce stade, la descendance RAGUENAUD avait l'air anémique puisque je n'avais pas fait mon ascendance remontante. Me voila donc reparti pour la troisième étape de mes recherches et compléter l'arbre des RAGUENAUD.

Apres un an de travail donc, me voici avec un arbre aussi complet que possible étant donné les informations disponibles (archives en ligne incomplètes ou perdues, retard dans la digitalisation de certains départements) et les histoires familiales (filles mères, enfants abandonnés, voyages inattendus qui me font perdre la trace de certains ancêtres).

J'envoie régulièrement mes données vers geneanet pour pouvoir les partager avec ma famille et les cousins. Leur arbre en éventail donne un bon résumé des recherches ascendantes.

Arbre G10 selon geneanet.

Génération 10 commence vers le début du XVIIIème siècle, quand les registres paroissiaux deviennent douteux. J'ai eu beaucoup de mal à compléter certains couples de l’époque.

Mes recherches ont concentré sur la recherche à la génération 10, mais en chemin je suis remonté plus loin quand c’était possible. Certains départements ont de bonnes archives (certaines parties de la Vendée quand les archives n'ont pas été détruites pendant la Révolution, La Meurthe et Moselle) qui m'ont permis de remonter plus loin.

Sous Excel j'ai produit un tableau qui liste les données qui me manquent à partir des données Heredis. On voit bien la chute brutale après G10.

Tableau récapitulatif des données trouvées et manquantes

Le tableau montre aussi que le degré d'implexe commence à la G8 ou quelques de mes ancêtres se sont mariés entre cousins (du premier au 4ème degré).

Représentation graphique de la chute de qualité des données.

Ce que le tableau ne montre pas c'est qu'il me manque encore quelques événements, principalement dates de décès qui demandent souvent de rechercher les registres page par page.

Il me reste maintenant à essayer de compléter la G10. Les registres paroissiaux étant épuisés, il me reste à mettre mon chapeau de paléographe et à chercher dans les liasses de notaires. Mais la c'est aux archives départementales seulement et elles sont loin.

Au total, après un an de recherches, mon arbre et celui de ma femme contiennent un total de près de 10 000 individus d’après geneanet.


Finalement, il me restera a compléter les frères/sœurs pour étoffer l'arbre et trouver les cousinages.


Several genealogy bloggers launched the challenge of researching back to the 10th generation in their tree. To mark the first anniversary of the start of my research (I began just one year ago, in early October 2014), I took stock of where things stand.

When I was young, I did a little research with my grandfather. A newspaper article tracing the descent of one of my RAGUENAUD ancestors, written by the abbé BUREAU — well known for his interest in genealogy — circulated within the family. I have no idea how it came to us. It was slightly incomplete and we had thought about finishing it.
Chronique d'histoire locale, P BUREAU, 1951

Bien sur, à l’époque, faire de la généalogie c’était aller dans les mairies ou aux archives départementales pour consulter les registres. Une activité très lente et frustrante. Après un été, on avait trouvé quelques nouveaux ancêtres (dont un mort dans un chemin) et ajouté quelques feuilles à l'arbre.

30 ans plus tard, je retombe sur le même article et je décide de compléter cet arbre. Il y a un an, pour moi comme pour beaucoup de ceux qui commencent, arbre généalogie voulait dire ascendance agnatique. J'ai donc commencé mes recherches avec l'aide de la super base de l'AGC. En un mois j'avais complété l'arbre en remontant plusieurs générations jusqu’à un ancêtre unique pour la famille et j'avais ajouté plusieurs branches. Il ne restait plus qu'a chercher les actes en ligne (une opération chère sur les archives de Charente payantes) et essayer de compléter les branches des villages qui n'avaient pas été relevés par l'AGC.

Une fois mon ascendance agnatique complétée, ma mère m'a demandé de faire la même chose pour son coté de la famille. Le départ était plus compliqué par le manque d'information sur ses ancêtres. Autant du coté RAGUENAUD j'avais un bon point de départ grâce aux recherches de l’abée BUREAU, autant du coté de ma mère personne ne savait grand chose. Heureusement, la base de l'AGC a été très utile, et la découverte d'un cousin au troisième degré ayant déjà fait beaucoup de recherches sur ses ancêtres m'a fait vite progresser.

Une fois une grande partie des recherches effectuées, j'ai découvert que j'avais des liens familiaux avec les habitants du village ou on venait de s'installer (sans savoir quoique ce soit a l'avance). J’étais même cousin au 6ème degré avec nos voisines!

A ce stade, la descendance RAGUENAUD avait l'air anémique puisque je n'avais pas fait mon ascendance remontante. Me voila donc reparti pour la troisième étape de mes recherches et compléter l'arbre des RAGUENAUD.

Apres un an de travail donc, me voici avec un arbre aussi complet que possible étant donné les informations disponibles (archives en ligne incomplètes ou perdues, retard dans la digitalisation de certains départements) et les histoires familiales (filles mères, enfants abandonnés, voyages inattendus qui me font perdre la trace de certains ancêtres).

J'envoie régulièrement mes données vers geneanet pour pouvoir les partager avec ma famille et les cousins. Leur arbre en éventail donne un bon résumé des recherches ascendantes.

Arbre G10 selon geneanet.

Génération 10 commence vers le début du XVIIIème siècle, quand les registres paroissiaux deviennent douteux. J'ai eu beaucoup de mal à compléter certains couples de l’époque.

Mes recherches ont concentré sur la recherche à la génération 10, mais en chemin je suis remonté plus loin quand c’était possible. Certains départements ont de bonnes archives (certaines parties de la Vendée quand les archives n'ont pas été détruites pendant la Révolution, La Meurthe et Moselle) qui m'ont permis de remonter plus loin.

Sous Excel j'ai produit un tableau qui liste les données qui me manquent à partir des données Heredis. On voit bien la chute brutale après G10.

Tableau récapitulatif des données trouvées et manquantes

Le tableau montre aussi que le degré d'implexe commence à la G8 ou quelques de mes ancêtres se sont mariés entre cousins (du premier au 4ème degré).

Représentation graphique de la chute de qualité des données.

Ce que le tableau ne montre pas c'est qu'il me manque encore quelques événements, principalement dates de décès qui demandent souvent de rechercher les registres page par page.

Il me reste maintenant à essayer de compléter la G10. Les registres paroissiaux étant épuisés, il me reste à mettre mon chapeau de paléographe et à chercher dans les liasses de notaires. Mais la c'est aux archives départementales seulement et elles sont loin.

Au total, après un an de recherches, mon arbre et celui de ma femme contiennent un total de près de 10 000 individus d’après geneanet.


Finalement, il me restera a compléter les frères/sœurs pour étoffer l'arbre et trouver les cousinages.


Chronique d'histoire locale, P BUREAU, 1951

Of course, in those days doing genealogy meant going to town halls or departmental archives to consult the registers. A very slow and frustrating activity. After one summer, we had found a few new ancestors (including one who died in a lane) and added a few leaves to the tree.

30 years later, I came across the same article and decided to complete the tree. A year ago, for me as for many beginners, "genealogy tree" meant agnatic ancestry. I therefore started my research with the help of the excellent AGC database. Within a month I had completed the tree going back several generations to a single common ancestor, and added several branches. All that remained was to search for the records online (an expensive operation on the paid Charente archives) and try to complete the branches for villages not yet indexed by the AGC.

Once my agnatic ancestry was complete, my mother asked me to do the same for her side of the family. The starting point was more complicated due to lack of information about her ancestors. Whereas on the RAGUENAUD side I had a good starting point thanks to the abbé BUREAU's research, on my mother's side no one knew very much. Fortunately the AGC database was very useful, and discovering a third-degree cousin who had already done a lot of research on his ancestors helped me progress quickly.

Once a large part of the research was done, I discovered that I had family connections with the inhabitants of the village where we had just moved — without having known anything in advance. I was even a 6th-degree cousin of our neighbours!

At that point, the RAGUENAUD descent looked thin since I hadn't yet done the ascending work. So off I went again on the third phase of my research to complete the RAGUENAUD tree.

After a year of work, then, I now have a tree as complete as possible given the available information (incomplete or lost online archives, delays in the digitisation of certain departments) and family stories (illegitimate children, abandoned children, unexpected moves that cause me to lose track of some ancestors).

I regularly upload my data to Geneanet to share with my family and cousins. Their fan chart gives a good summary of the ascending research.
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Arbre G10 selon geneanet.

G10 tree according to Geneanet.

Generation 10 begins around the start of the 18th century, when parish registers become unreliable. I had great difficulty completing certain couples from that period.

My research focused on reaching generation 10, but along the way I went further back whenever possible. Some departments have good archives (certain parts of the Vendée where the archives were not destroyed during the Revolution; Meurthe-et-Moselle) which allowed me to go further back in time.

Using Excel I produced a table listing the data I am still missing, based on Heredis data. The sharp drop after G10 is clearly visible.
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Tableau récapitulatif des données trouvées et manquantes

Summary table of data found and missing

The table also shows that the degree of implex begins at G8, where some of my ancestors married cousins (from first to fourth degree).
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Représentation graphique de la chute de qualité des données.

Graphical representation of the drop in data quality.

What the table does not show is that I am still missing a few individual events — mainly death dates, which often require going through the registers page by page.

What remains now is to try to complete G10. The parish registers being exhausted, I need to put on my palaeographer's hat and search the notarial bundles. But those are only available at the departmental archives, and they are far away.

In total, after a year of research, my tree and my wife's together contain nearly 10,000 individuals according to Geneanet.
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Finally, it remains to complete brothers and sisters to fill out the tree and discover further cousinhoods.